• A mes pieds, gisent les cedavres des deux lycans que je viens d'abbatre. Les blessures du premier laissent encore échapper des volutes de fumées, qui rejoignent ceux sortant de mon arme. Le second, un grand brun aux yeux vert émeraude est couché sur le dos, ma dague fichée dans le crâne, il me fixe d'un regard vide et accusateur. Quand est ce que cette guerre finira ? Je suis las de tuer, las de fuir le soleil et par dessus tout, je suis fatigué de ne devoir plus boire que du sang...




    Depuis 559 ans, je suis le vampire connu sous le nom de "Treza", chasseur de lycan et aux ordres de Sidious, notre guide bien aimé. Tout avait commencé lors de cette funeste nuit où mon village fut attaqué et détruit par les lycans. Ces monstres décimèrent toute ma famille, les charcutant et les saignant comme des animaux. Je ne dût ma survie qu'à mon excellente connaissance de la forêt, dans laquelle je me cachait jusqu'à l'aube. Au matin, ils arrivèrent. Le premier, visiblement le chef, descendit de cheval et me tendis la main. Il me dit être le chef des vampires, celui qui traque et tue les lycans. Le soir même, j'étais des leurs.




    Mes débuts furent merveilleux, enfin, je vengeais les miens grâce à mes nouveaux pouvoirs et mon nouveau clan. L'ivresse du sang, l'adrénaline des batailles et la soif de vengeance me poussèrent vers l'avant. Je pris goût à la vie immortelle... Progressivement, nous commencions à avoir le dessus sur les lycans, les chassant jusque dans leur derniers retranchements. L'évolutions des armes et l'enrichissement soudain de notre race nous permis de nous immuniser définitivement contre les lycans, restés des monstres sauvages semi primitifs. Je me prend presque de pitié pour eux avant d'appuyer sur la détente... Aujourd'hui, je pense que leur dette de sang m'a été remboursée, comme à tout mon peuple d'ailleurs. Alors, pourquoi continuer cette guerre absurde ?




    Au loin, un hurlement lugubre m'informe qu'un troisième se cachait dans une autre pièce du squatt, il aura eut largement le temps de se transformer. Il va y avoir du sport... Le chargeur de mon berreta glisse hors de ma crosse et va s'écraser avec un bruit métallique sur le sol de béton, il ne me reste que trois chargeurs pleins, cela suffira. Par sécurité, je sors mon second calibre et le pointe dans la directions des cris, au bout du long couloir qui remonte vers l'immeuble. J'avance précautioneusement, à l'affût de tout bruit suspect, seul le bruissement de mon pardessus noir viens troubler le silence.




     




     


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  • Plus tard, je serais chercheur. Depuis déjà plusieurs années, j'aime chercher, fouiller, retourner un problème dans tous ses sens, me poser des questions, analyser... Je pense que ce blog est aussi une expression de cette manie, j'aime décomposer, tel Descartes, un problème en autant de partie que nécessaire pour comprendre et résoudre... Oui, je chercherai... Quoi ? Exactement, je ne le sais pas encore... Je me vois bien travailler dans un laboratoire, entouré d'objets scintillants et dans une odeur d'éther. A la recherche des anti-virus, remèdes, traitements contre toute sorte de maladie, toute plus contagieuse et mortelles les unes que les autres... Je veux aider mon prochain à ma façon, en coulisse. Mais je ne ferais pas ça pour l'argent, je pense que ce n'est pas ça qui fera mon bonheur. Si je gagne suffisament pour manger, avoir un toit, payer mes factures et aller boire un verre de temps en temps en ville avec mes amis, ça me suffira amplement...


    D'autre part, je me pose régulièrement la question de savoir si, un jour, je trouvera LA fille qui comblera mon coeur, celle qui saura être là lorsque j'aurais besoin d'elle, m'aimera tout en restant elle. Je pense que c'est ce qui n'a pas collé avec "V", nous étions beaucoup trop proche. Cinq jour sur sept, huit heure par jour, c'est trop pour moi. C'était d'autant plus insupportable qu'elle n'avait que moi comme ami, j'étais sa seule attraction, elle n'était plus elle, elle était moi... Je ne pouvait donc pas la laisser seule sans avoir l'impression de l'abandonner... Non, ce que je cherche, c'est une fille qui pourrait autant m'apporter que ce que je lui apporterais, une fille qui m'aiderait à construire une vrai relation. C'est pourtant pas si exceptionnel que ça, bordel. Alors qu'est ce qui fait que je reste si seul ? Inexplicable. Je pense que c'est une question de physique... Je continue à faire beaucoup plus jeune que mon âge, c'est vrai... Beaucoup de gens sourcillent lorsque je leur annonce mon âge. Mais quoi ? Est-ce ma faute ? Combien de temps cela va t'il encore durer ? Je me le demande... L'amour reste une quête inachevée pour moi...


    Ou alors, je ne suis pas dans le bon contexte une fois encore... Peut-être que je ne fréquente pas les bons milieus ? Peut-être que je devrais arrêter de voir ces gens que j'adore pour me rediriger vers ceux que j'aime moins, les enfants sage de papa et maman qui ne savent pas s'amuser et ont une petite vie stable. Ca aussi on me le dis souvent aussi : les gens, effaré de me voir dans un bar ou un festival rock, me disent : <<Bha ça alors ! Je n'osais pas t'imaginer dans un endroit pareil ! Je te prenais pour un petit garçon sage !>> Que dois-je faire ? Rester comme je suis, et seul ? Ou alors essayer de fréquenter des gens plus chiant au risque de trouver une petite fille sage et chiante mais qui, au moins, accepterait de sortir avec moi dès le premier abbord...


    Mais combien de temps cela durerait ?


    Tout à l'heure, je suis tombé complètement par hasard sur un blog (http://www.blogg.org/blog-47655.html), et j'y appris que, dans un début de relation, seules les 20 premières secondes comptaient pour faire impression, c'est là que tout se joue. Le problème, come je vous l'ai déjà dis, c'est que généralement, je suis très méfiant et timide vis à vis des étrangers, c'est donc mal parti pour les 20 premières secondes. Je suis bien obligé de constater que dans pratiquement toutes mes connaissances, jamais je n'ai fait directement bonne impression, et on me le fait souvent remarquer... Il leur à presque fallu, et à tous, un moment avant de me connaître et m'apprécier. Et encore ! Pour ce qui est de me connaître, plus loin qu'au premier degré, seule les personnes qui ont lu ce blog peuvent s'en vanter. Voilà un autre de mes problème : je déteste parler de moi et me révéler tel que je suis, probablement parce que je n'aime pas ce que je suis réelement, allez savoir pourquoi... Peut-être que j'ai eu un traumatisme étant enfant qui a fait que je ne sois pas bien dans ma peau, ce qui m'a conduit à être quelqu'un d'autre. Cela est-il bien ? Je ne sais pas. Le vrai Envinyatar est bougon, introverti, râleur, narcissique, geek et n'aime pas son prochain, du moins c'est comme ça que j'ai été pendant 16 années... Est-il possible que j'aie changé ? Je ne sais pas... Je pense que si mes proches ne me perçoivent pas ainsi, c'est que j'ai évolué. Oui, peut-être suis-je enfin quelqu'un d'autre... Ce à quoi j'ai toujours rêvé de ressembler.


    Un jour, un ami à écrit ce très bel article :


    [quote="Tsunami"]
    Dream/Lie


    C'est beau d'avoir le monde à ses pieds n'est-ce pas ?

    Les voir faire attention à toi, t'admirer, et surtout te désirer, te convoiter...
    Quelle grisante impression.

    C'est amusant de voir comme la vie est cynique.

    Tu ne voulais pas quitter l'enfance ?
    Alors tourne toi et regarde la lumière.
    Regarde le miroir en face.
    Souris lui, crie, pleure, regarde le encore, et puis brise le.

    Tu viens de faire un grand pas dans l'âge adulte, non ?
    Je dirais que tu viens de franchir un cap.
    Tu as pris ce qui etait moche, désolant, détestable dans le fait de grandir.
    Mais pas le reste, pas ce qui permet aux gens de faire la part des choses, d'avoir les yeux en face des trous.

    Tu es fière ?
    Selon certains critères qui ne sont pas les miens tu pourrais l'être.
    La ficelle a rejoint la table.

    Quoi qu'il en soit, dis-toi que cette douce, envoutante et narcotique chaleur n'est qu'apparente.
    Elle n'est que le déguisement du mensonge.
    Elle te brûlera.
    Pas les lèvres, mais bien les ailes.
    Et ce ne sera pas la brûlure du feu, mais bien la morsure glaciale du vide.

    Un jour où l'autre tu y sera confrontée, et tu ne fait que t'y précipiter.
    Ce jour là, tu te rendra compte de ce que tu as jeté, piétiné et abandonné.

     

    [/quote]

     

    Je pense que le moment est venu de briser le miroir : *Cling*


    Ca y est ! Le moment est venu de tourner la page et de rejeter cet être détestable que j'étais autrefois. Même si ça peut-être un mensonge, je suis prêt à prendre le risque, quitte à me mentir à moi-même, je ne suis plus à une chute près. Je suis fatigué d'être quelqu'un d'autre, il est temps d'intégrer ce nouveau corps, de réconcillier mon âme et mon esprit...

     

    A propos de chute... La mienne vient de prendre fin.

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  • En une seconde, tout s'est accéléré. C'est le sommet du chaos.


    La lourde chute, amorcée fin des examens, a enfin atteint sa vitesse maximale. 9.81m/s², c'est beaucoup déjà. J'en suis à 9.85... D'aucun appelleront ça, la goutte. Moi, j'appelle ça la sur-overdose, une sorte de fonction exponancielle à l'overdose.


    Cela a commencé fin Juin comme je l'ai dis. C'est fini, je ne verrai plus jamais mes amis cinq fois/semaine, c'est dur. Ces chers amis que j'aime par dessus tout, ceux qui m'ont ramené à la vie. A partir de cette date, je glisse dans le gouffre, mais je ne m'en rend pas compte tout de suite... La première fois que je m'en rend compte, c'est dans le TGV en rentrant de France. La séparation, conjuguée à la découverte brutale de la terrible réalité, m'a précipité soudainement dans une sorte de "régression". C'est comme si je revivais toute cette année, mais à une vitesse inverse, tout en perdant progressivement tout ce que j'y ai aquis. J'ai l'impression horrible de laisser échapper quelque chose de très précieux sans pour autant savoir quoi exactement...


    Ensuite, vint la discussion avec "V". Là, j'eus encore une fois, l'impression de mettre fin à quelque chose... Je me suis libéré d'un poids énorme, depuis, je parviens à entrevoir un avenir constructif en sa compagnie... Etrange.


    C'est pendant cette discussion aussi que je me suis apperçu à quel point j'étais dépendant de mon cercle amical. Je disais dans un article précédent qu'ils m'apportaient chaque jour la petite dose d'amour qui me maintient en vie... J'ai peur d'être en train de mourir...


    Les évènements suivant ne firent qu'acroître ma vitesse de chute. Voir ma chère Jen désespérer de l'amour. Voir un autre de mes amis retomber dans un jeu que je croyais qu'il avait quitté définitivement, la mort de Syd Barrett ; Raymond Devos et Roba, mon inscription à l'unnif, revoir un ami rencontré récemment et que je sais que j'aurais toutes les peines du monde à revoir, le départ imminent d'une amie pour l'Afrique du Sud, les préparatifs des autres pour entrer en kot, entrevoir la possibilité d'avoir un kot et s'appercevoir que les moyens ne suivent pas...


    Et je me reprends à rêver... Une fois de plus, la limite entre le rêve et la réalité deviens floue. Je me réveille le matin, toujours aussi fatigué que la veille, avec une migraine en plus. Je perds peu à peu les idéaux que je m'était fixé durant cette année, je ne parviens même plus à m'intérresser à autre chose qu'à mon petit nombril. C'est là que je m'apperçois que l'école me fait un bien fou, je regrette déjà mes profs d'histoire et religion...


    Cependant, je parvenais à garder plus ou moins pied, à rester connecté à la réalité grâce à mon pc et nos brêves entrevues entre amis en ville... Mais voilà que j'apprends que je suis contraint et forcé de partir 10 jours en povence avec ma mère, mon frère et mes cousins. A ce moment précis, j'ai glissé et ma vitesse de chute a doublé, voire triplé. 


    Dix jours, loin de tout, sous un soleil étouffant, en compagnie d'une bande de gamin survoltés de 14 ans à penchant geek, sans oublier les parents venu se dorer la pillule et barbotter dans la piscine, c'est le rêve. Dix jours de solitude, dix jours d'oisiveté, dix jours à brûler sous le soleil en s'emmerdant à compter les minutes, puis les secondes... Là, c'est trop pour moi. Je craque.


    Et me revoilà seul, à minuit +45 minutes, à vider ma bouteille de vodka et broyer du noir en écoutant Elend, unique moment savoureux de la journée de ce 17 Juillet de l'an de disgrâce 2006.


    Je n'entr'aperçois pas encore le fond, mais ça va venir, je le sens. Le contact avec le sol sera rude...


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  • Une connaissance à un jour dit : "Une heure pour tout niquer, c'est par exemple 20h, dans un bar avec une bière à la main et entouré de copains. Là, il est 16h, c'est pas une heure pour tout niquer !"


    Eh bien, 1h30, c'est pas non plus une heure pour tout niquer, je vous jure. Mais pourtant, je m'amuse comme jamais, allez comprendre...


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  • Vous savez ce qui me manque le plus cruelement en ce moment ? Probablement ce qui est le plus essentiel aux êtres humains... Non, pas l'oxygène ou la nourriture, ça, même nos amis "animaux" en ont besoin. Non, ce dont je vous parle n'est nécessaire qu'aux humains, c'est l'Amour.


    Oui, avec un grand A. Je ne vais pas vous faire un enième résumé de ma vie amoureuse ou encore une analyse complète de ma conception de l'amour, comme à mon accoutumée, non. En ce moment de solitude, je voulais juste expimer ma détresse et mon doute par rapport à ce sentiment...


    Avez-vous remarqué comme, lorsqu'on est célibataire, il semble difficile, voire même impossible de trouver l'âme soeur ? Moi, c'est ce que je ressens en tout cas et ce n'est pas la première fois que je me retrouve confronté à cette situation. Minuit + 25 minutes, je suis seul conscient dans ma grande maison avec pour seul compagnon le silence, que seul le bruit mécanique de mon clavier et le ronron de ma tour viennent troubler. Dans ces moments là, j'arrive enfin à faire taire toutes ces voix qui me parlent et m'importunent à longueur de journée, et je peux penser... Faire le point. Et là, je me rend compte que depuis le début de ma vie, je l'attends... La fille parfaite qui fera battre mon coeur.


    Plusieurs fois, j'ai cru la trouver, mais à chaque fois, un obstacle m'empêchais de concrétiser cet amour. Une fois, j'y suis arrivé, même si je savais que, pour une fois, ce ne serais pas l'amour parfait. Enfin, cela a duré trois mois et m'a laissé une cicatrice indélébile au coeur. A présent, j'ai quelque peu perdu foi en l'idéal, j'ai appris que rien n'est jamais tout noir ou tout blanc et que la perfection n'existe que dans les films hollywoodiens...


    Il n'empêche que, même si je me dis que je serais fou à l'heure qu'il est, je regrette cette heureuse période... Cet âge bénis où je jouissais d'un jardin secret, partagé avec une seule personne, où nous cultivions un amour réciproque. Je regrette ces nuits mielleuse où nous faisions l'amour avec délice. Ces secrets susurrés au creux d'une oreille que nous savions qui ne les répéterait à personne, même sous la torture.


    Oui, on peut le dire, je suis en manque. D'autant plus que j'ai à supporter la vision de tous ces couples qui nagent dans le bonheur autour de moi. Et à chaque fois la même interrogation : à quand mon tour ?


    Depuis 18 ans, j'essaye de m'améliorer, de me cultiver, de vaincre ma timidité maladive, parvenir à contrôler mes émotions au contact du beau sexe, de me construire une personnalité, me forger un caractère et parcourir le chemin de la vie sans trébucher. Mais pourtant, impossible d'obtenir le petit coup de pouce du destin nécessaire pour LA rencontre. "Force le destin !" me direz-vous, mais le problème est là. Je n'ai pas le contact humain facile, et sans un petit peu d'aide, je reste bloqué, complètement pétrifié face à un être du sexe opposé. Allez comprendre...


    Ou alors... Peut-être que je suis gay ? Qui sait ? Peut-être que si le destin et les filles se refusent à moi, c'est que je ne suis justement pas destiné à ce destin... Boarf ! Rien que d'enviseager cette possibilité, j'en ai des frissons. Non, je ne pense pas être gay, la simple idée de relations sexuelles avec un mec me donne des envies de quicher... (Ce qui ne signifie pas que je suis homophobe, loin de là !)


    Mais alors, que dois-je faire ? Je ne me considère pas vraiment comme un con, ni un troll... Je ne suis pourtant qu'un mec normal (enfin, en apparence :D). C'est vrai, j'ai du mal au début d'une relation quelconque à être vraiment "moi", je pense que c'est dû à ma constante méfiance avec les inconnus et nouveaux arrivants dans ma vie, héritage de 10 ans de brimades scolaires. Il est aussi vrai que je suis timide aux limites du possible avec les filles, conséquence de 6 années d'éducation chrétienne où le sexe était tabou et où la femme était mise sur un pied d'estale. Mais voilà, la question reste ouverte, pourquoi reste-je seul ? (Cherchez l'erreur grammaticale de la phrase précédente).


    Pourquoi suis-je seul ? Comment LA rencontrer ? Qui est-elle ? Comment l'abborder ? Quand cela arrivera t'il ?
    Trop de questions. Et trop peu de réponses.


    Dans ce moment de solitude, mes pensées vont à mes amis qui, fort heureusement, me soutiennent moralement et m'apportent chaque jour, la petite dose d'amour qui me maintien en vie...


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