Loin de moi l'idée de vous instruire ou vous faire chier constamment avec ça, mais je sens qu'il va encore falloir que je crache mon liquide buccal sur notre société...
Je pense qu'on peut rencontrer trois mouvements fondamentaux parmis les jeunes actuels.Jean est donc né en l'an de disgrâce 1993 ; le 21 Mars pour être précis. Depuis qu'il sait comment fonctionne une télécommande, Jean est adepte du "zapping". Il se tient donc au courant (même inconsciemment) des dernières nouveautés de chez Nikes, Adidas, Puma, Nestlé, Samsung, Nokia, Bertoli, Danone et Coca Cola© (pour ne citer que ceux là). Jean "lis" également tout ce qui lui tombe sous la main et qui parait attrayant : magazines peoples, revues publicitaires, les "Femmes actuelles" de sa mère, "Footmag" de son père et "La Meuse" du grand père. Il va à l'école aussi et afin de se faire intégrer dans un groupe, il doit adopter le mode vestimentaire d'un groupe. C'est ici qu'interviennent les bases du classement. Jean va avoir le choix entre deux mouvements vestimentaires :
Premièrement : le mouvement "fashion", mouvement qui suis la mode dictée par les vecteurs médiatiques précédemment cités. Ce mouvement nécessite une capacité boursière conséquente de la part des parents, les marques étant plus chères. Je les appellerais (péjorativement, désolé), les barrakis (d'aucuns les appellent les ronis, les fashions victims ou les barlos).
Et deuxièmement, on a le mouvement que je qualifierai temporairement de "neutre", qui rassemble ceux dont, soit les parents ne peuvent pas fournir la somme requise, soit ceux qui sont, malgré tout, moins influencés par les médias.
Les années passent... Jean a maintenant 12 ans et il doit choisir une école secondaire. Suivant ce qu'il a comme ambitions (intellectuelles et sociales) et comme résultats à la fin de ses primaires, il choisit une école plus ou moins stricte au niveau de la matière et de la discipline/morale... C'est ici que le classement commence.
S'il est barraki (pur et dur), il n'en aura rien à foutre de ses études, ne voulant seulement qu'un endroit où se la couler douce pendant six ans et pouvoir montrer à tous que c'est lui le plus fashion victim de la bande. Il choisit l'école publique (moins chère en plus, ce qui rime avec plus de vêtements).Revenons au second groupe.
Jean entre dans une école privée, endroit sûrement plus cher, mais où il pourra travailler dans une ambiance plus écolière et rigoureuse. Très vite, Jean s'intéresse à tel ou tel cours en particulier et pense à son avenir. Mais il se passionne également pour les arts, depuis plus longtemps que la première catégorie cependant. En effet, sa marginalisation en primaire l'a poussé à devenir introverti et chercher un quelconque réconfort dans la culture. Il entre donc en secondaire avec un bagage culturel élémentaire solide. A présent, il essaye toujours un maximum de chose avant de choisir ce qu'il préfère et ne recule jamais devant de nouvelles expériences et découvertes. Et grâce à ses nouveaux amis, il découvre différentes cultures et morales. Au fil des années, Jean se forge un caractère plus ou moins indépendamment des autres et de la société (où il observe sans trop comprendre des phénomènes tels que le mouvement barraki [qu'il fuit comme la peste depuis longtemps]). Il se heurte tôt ou tard contre des mouvement plus atypiques et minoritaires (métaleux, gothiques, punks, grunges, etc.). Là, Jean peut décider d'en faire partie, ou pas... Il peut décider de rester "normal", ou bien marquer clairement son appartenance aux groupes amateurs de musique marginale, rebellés contre la société et luttant contre les normes qu'elle impose. S'il reste "normal", il n'en sera pas pour autant rejeté par les mouvements précédents car ceux-ci ne se basent pas sur l'apparence pour juger quelqu'un… Il fait maintenant partie de la catégorie que je nommerai rebelle. Les particularité de ce groupe sont donc une ouverture d'esprit relative, une apparence atypique (optionnel), méfiance voire hostilité par rapport aux médiatisations excessives et un poil de paranoïa. [Attention !!!! Un rebelle n'est pas obligatoirement très bon à l'école (rarement même).]
Musicalement parlant, Jean aime la musique qui lui a été donné de découvrir au fil des années et qu'il trouvera objectivement écoutable – que ce soit du rock, du rap, du R'N'B, de la techno ou autre, il aimera ce qu'il aime parce que LUI l'aura décidé, il conserve ainsi son esprit critique individuel. Il en va de même pour le cinéma, la littérature, la photographie, et tous les autres arts : Jean fera à chaque fois son possible pour juger par lui-même de ce qu'il aime et n'aime pas.
Jean rejette : le despotisme, le monopole et l'endoctrinement.
Et voilà ! Vous avez sous les yeux, selon moi, les trois catégories mères de jeunes qu'on peu trouver de nos jours (barrakis, rebelles et intellos). Ces catégories n'ont pas la prétention de décrire chacun dans ses moindres détails. Elles décrivent le stéréotype même du barraki, rebelle et intello, et ont pour but de classifier GENERALEMENT les individus de notre société. Je vous mets au défi de trouver un barraki/rebelle/intello pur. Voici plusieurs exemples d'exceptions à la règle, les hybrides, ceux qui prennent parfois le meilleur, parfois le pire, de chaque catégorie : Certains sont barrakis et ont de bons points à l'école, certains sont cultivés et réussissent à l'école. Certains ratent à l'école tout en étant très cultivés. Certains acceptent le système tout en étant cultivé et en réussissant leur scolarité. Et puis surtout, il y a les autres…
N.B : Si vous vous sentez d'une quelconque manière insulté par ce texte, je vous conseille vivement de vous remuer le cul afin que ça change, le blog n'est pas fini…N.N.B : Je ne prétend en aucun cas détenir la vérité, ce texte est entièrement subjectif et ne fait qu'exposer mon point de vue personnel (les barrakis qui viennent de lire le texte peuvent respirer).